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RÈL - Lhérisson DUBRÉUS

Portrait Dubréus LHERISSON1 - expo janvier 2021 - (c) Valerie Baeriswyl - HD-2
« L’art pour moi c’est ma vie. Mon art parle pour moi ».

Lhérisson DUBREUS

Archives du Centre d’Art, entrevue avec l’artiste, 2017.

Aîné d’une famille de huit enfants, Lhérisson DUBREUS est né le 14 avril 1971 à Grande-Rivière du Nord. A l’âge de 10 ans, il rejoint sa mère à Port-au-Prince. Il grandit dès lors dans le cercle  » des lakou « , lieux de cultes et des pratiques du vaudou. Il apprend le métier du perlage tout en produisant des passoires, des cambrages, des croix, des cercueils, des drapeaux, des paillettes, etc. Son talent pour la fabrication des drapeaux vaudou, fait de lui le protégé de l’hougan Ti Bout (Céus St Louis).

Un matin de février 1989, Lhérisson et son ami David BOYER font la connaissance de Pierrot BARRA au marché Hyppolite. Immédiatement une confiance s’établit entre eux. Mis à part de ce qu’il aurait appris de chez Ti Bout, l’influence de BARRA augmente son bagage culturel avec un style plus avancé que la paillette traditionnelle.

En 1991, à la mort du fils aîné de Ti Bout, Prosper Saint-Louis, Lhérisson DUBREUS prend la place de ce dernier et devient le chef d’atelier. Il dessine les costumes de rara, dessine et trace les vèvès. A la mort de Ti Bout, en août 1994, il crée son propre atelier. Il décore des crânes humains, les faisant revivre une seconde fois.

Tout comme David BOYER, Lhérisson DUBREUS introduit dans son travail des objets de récupération. Il recycle les poupées, les traite, les charge en de valeurs symboliques. Son tableau est rempli de morceaux de bouteilles (pièces bizango), coquillages, bandes électroniques, têtes de mort, boutons, paillettes et de miroirs. Avec la fumée de bois de pins, il développe une technique de vieillissement des drapeaux vaudous.

Depuis sa participation à sa première exposition collective à la galerie Monnin en 1998, Lhérisson crée et prend part à plusieurs événements culturels et expositions notamment à l’Institut Français en Haïti, aux ateliers Jérôme, au Musée d’art haïtien, au MUPANAH, à la Villa Kalewes.

En 2008, il cofonde avec David BOYER l’atelier  »Kongo Lawouze, » une vitrine de leur production artistique, situé au Bel-Air. Il est aussi membre de la coordination des artistes et des artisans du Bel-Air (CAABEL) qui a participé au projet  » leve figi bèlè  » pour la revalorisation du Bel Air à travers la dynamisation de la production artistique et artisanale entre mai 2008 et mai 2009.

Sa première exposition collective à l’international remonte en 2011, au Little Haïti Cultural Center à Miami, sous le commissariat d’Edouard DUVAL-CARRIE et de Mireille Gonzales. On le revoit encore en 2012, à Cuba, à la 11e Biennale d’art contemporain de La Havane, Ayiti a la casa.

En 2015, sur l’invitation de Pascale Monnin à l’exposition  » Lumière des ombres « , Lhérisson DUBREUS entre au Centre d’Art.

Lhérisson DUBREUS vit et travaille en Haïti.

Crédit Photo: Valérie BAERISWYL

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